Quatre phrases pour tester votre intuition avant les tableaux. Cliquez sur chacune pour la réponse et l'explication.

1« La femme qui vend des fleurs au coin » — quel pronom complète la phrase ?Voir la réponse
The woman which sells flowers on the corner
The woman who sells flowers on the corner
The woman whose sells flowers on the corner
Explication : Personne en fonction de sujet → who. Le piège français est réel : « qui » couvre les personnes ET les choses (« le livre qui est sur la table »), donc le réflexe est de garder un pronom universel. En anglais, which reste réservé aux choses, et whose marque la possession — il doit être suivi d'un nom, donc il ne peut pas apparaître seul ici.
2« Le livre que j'ai lu hier était excellent. » Quelle phrase est correcte ?Voir la réponse
The book who I read yesterday was excellent.
The book what I read yesterday was excellent.
The book (that) I read yesterday was excellent.
Explication : Chose → which ou that, jamais who (personne) ni what (what ne se place jamais après un nom). Les parenthèses indiquent que that est facultatif : comme le pronom est objet de read, l'anglais, à l'oral comme à l'écrit, peut l'omettre — The book I read yesterday. En français, le « que » ne disparaît jamais.
3« L'année où tout a changé » en anglais, c'est…Voir la réponse
The year where everything changed
The year when everything changed
The year who everything changed
Explication : C'est le piège le plus français de toute la leçon : le français utilise « où » pour le lieu ET le temps (« l'année où », « le jour où »), et l'anglais sépare — where pour le lieu (the city where we met), when pour le temps (the year when everything changed, souvent réduit à that ou à rien).
4« L'écrivain dont le livre a gagné le prix » — quelle version est correcte ?Voir la réponse
The writer which book won the prize
The writer whose book won the prize
The writer who book won the prize
Explication : Dont = whose en anglais, et whose fonctionne pour les personnes comme pour les choses (the house whose roof was damaged). La structure of which existe mais appartient au registre technique ; à l'oral, on reformule : the house with the damaged roof.

Pourquoi « qui » ne suffit pas

En français, « qui » sert de sujet pour tout : « la femme qui vend des fleurs », « le livre qui est sur la table ». L'anglais sépare : who pour les personnes, which pour les choses et les animaux, that pour les deux dans les relatives sans virgule. Le résultat le plus visible dans les textes de francophones : on garde un pronom universel et on écrit *the book who I read ou *the car who broke down.

La méthode la plus simple est de poser la question du référent avant de choisir. Who? — quelle personne ? Which/that? — quelle chose ? Whose? — à qui ? When? — quel moment ? Where? — quel lieu ? La décision devient une lecture de la phrase, pas une liste à réciter.

What n'appartient pas à la famille : il signifie « ce que » (what I read = the thing that I read) et ne se place jamais après un nom — *the book what I read est fautif en anglais standard.

« Dont » et « whose » : la possession

FrançaisAnglais naturelRegistre formel
l'écrivain dont le livre a gagnéthe writer whose book won—
la maison dont le toit est abîméthe house whose roof is damagedthe house the roof of which… (administratif)
le collègue dont je partage le bureauthe colleague whose desk I share—

« Dont » et whose se recouvrent presque parfaitement — c'est la partie facile de la leçon. Le piège est ailleurs : les francophones évitent whose pour les choses parce que « whose » ressemble à « who », et fabriquent des tournures lourdes (the house of which the roof…) ou des calques avec of which mal placé. Whose est le mot correct dans les deux cas, pour les personnes comme pour les choses.

Notez aussi whom, la forme objet de who : elle vit dans l'écrit formel (the client to whom I sent the proposal). À l'oral, who la remplace (the client who I called) et la préposition passe en fin de proposition (the client I sent the proposal to) — connaître le registre suffit, la forcer en conversation sonne affecté.


« Où » vs where et when

C'est le piège le plus français de la leçon. Le français dit « la ville où je vis » et « l'année où tout a changé » — le même mot pour le lieu et le temps. L'anglais sépare : where pour le lieu (the city where we met), when pour le temps (the year when everything changed). Le calque *the year where est très fréquent dans les copies et les e-mails.

Lieu : The café where we met has closed. / The town where I grew up.
Temps : I remember the year when everything changed. — et, plus courant encore : the year everything changed.
Calque : *The year where everything changed. — l'anglais ne localise pas le temps.

Détail utile : après un mot de temps, when est souvent omis ou remplacé par that — the day (that) we met est plus naturel que the day when we met dans la plupart des conversations. Après un mot de lieu, where se maintient : the place where it happened.


Le pronom qui disparaît

Voici la différence qu'aucune traduction de « que » n'anticipe : quand le pronom relatif est objet de la proposition et que la phrase est déterminative (sans virgules), l'anglais peut le laisser tomber. The book that I read et The book I read sont la même phrase — la seconde est même plus courante à l'oral. En français, « le livre que j'ai lu » ne se passe jamais du que.

Avec pronom : The song (that) she wrote became a hit.
Sans pronom : The song she wrote became a hit. — plus léger, tout aussi correct.
Faute : The song that she wrote it became a hit. — le it duplique l'objet déjà couvert par le pronom.

La règle courte : objet et sans virgule → le pronom peut disparaître ; sujet ou virgule → il reste obligatoire. The book that won the prize ne se réduit jamais à The book won the prize, qui devient une phrase complète au sens différent (« le livre a gagné le prix »). Et le calque du pronom ressuscité — the people who I met them — trahit une traduction mot à mot qu'un lecteur anglophone repère immédiatement.


Les virgules qui changent le sens

Il existe deux types de propositions relatives, et la virgule les distingue. Déterminative (sans virgules) : elle identifie — I have two brothers. My brother who lives in Lyon is a doctor. précise lequel des deux est médecin. Explicative (entre virgules) : elle commente — My brother, who lives in Lyon, is a doctor. suppose un frère unique et ajoute un détail.

Le français fonctionne pareil (« mon frère, qui habite à Lyon » contre « mon frère qui habite à Lyon »), donc la logique est déjà acquise. Ce qui change en anglais, c'est la combinaison avec les pronoms : après la virgule, that n'entre jamais (*My brother, that lives in Lyon est une faute), et le pronom objet ne peut plus disparaître (*My brother, I see every year — il faut who(m)). Dans l'écrit soigné américain, la convention éditoriale préfère which après la virgule et that sans virgule ; l'oral est plus détendu.

Conséquence pratique pour les e-mails : avant de poser la virgule, décidez si l'information sert à identifier. Send the report that has the new numbers (il y en a plusieurs) et Send the report, which has the new numbers (il n'y en a qu'un) sont deux instructions différentes — et la différence entière tient aux virgules.


Prépositions, erreurs typiques et pratique

« La maison dans laquelle je vis » a deux versions anglaises. La forme formelle colle la préposition au pronom : the house in which I live. La forme parlée la laisse en fin de proposition : the house (that) I live in. Les deux sont correctes ; la vraie faute est d'oublier la préposition — *the house that I live est incomplet. Le « dans » du français prouve qu'elle existe.

Les cinq erreurs suivantes naissent toutes du même système — quatre outils français qui cherchent leurs équivalents :

The woman which sells flowers… → The woman who sells flowers… (personne → who)
The book what I read… → The book (that) I read… (what ne suit jamais un nom)
The movie that I saw it… → The movie (that) I saw… (pas de pronom dupliqué)
The year where everything changed… → The year when everything changed… (temps → when)
My brother, that lives in Lyon,… → My brother, who lives in Lyon,… (après la virgule, jamais that)

L'exercice qui rapporte le plus est la réécriture en deux temps : prenez deux phrases courtes (The woman lives on the corner. She sells flowers.) et fusionnez-les (The woman who sells flowers lives on the corner.) en décidant à chaque tour si l'information est essentielle (sans virgule) ou un commentaire (avec virgules). Refaites l'exercice en supprimant le pronom objet quand c'est possible. Pour vérifier la forme écrite, le correcteur de grammaire anglais gratuit de PromGee signale les pronoms mal choisis et explique la règle en français.

À retenir

Le « qui/que » français se répartit en questions : who (quelle personne ?), which/that (quelle chose ?), whose (dont), when/where (quel temps ? quel lieu ? — « l'année où » se dit the year when). Règles invisibles en français : le pronom objet tombe dans une phrase déterminative (The book I read) et n'est jamais dupliqué en fin de proposition (*that I saw it) ; après la virgule, who/which mais jamais that ; la préposition se place avant le pronom en registre formel (in which) ou en fin de proposition à l'oral (…I live in), mais elle ne disparaît pas. What ne se place jamais après un nom.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser that à la place de who pour les personnes ?

Oui, dans une relative sans virgule : The man that sold me the car est courant, à l'oral comme à l'écrit. La limite est la proposition explicative : après une virgule, that ne s'emploie pas — My brother, who lives in Lyon,… n'a pas de version en that. À l'écrit soigné et en examen, who pour les personnes reste le choix sûr.

Comment dire « dont » : whose ou of which ?

Whose est l'équivalent naturel de « dont » et fonctionne pour les personnes comme pour les choses : the writer whose book won the prize, the house whose roof was damaged. Of which existe (the house the roof of which…) mais appartient au registre administratif ; à l'oral, on reformule avec with : the house with the damaged roof. Le calque *the writer of which the book… est à bannir.

Pourquoi dit-on « the year when » et pas « the year where » ?

Parce que le français utilise « où » pour le lieu et pour le temps (« l'année où », « le jour où »), alors que l'anglais sépare : where renvoie au lieu (the city where we met), when au temps (the year when everything changed). En anglais courant, that ou rien remplacent volontiers when : the year everything changed.

Pourquoi « The movie that I saw it » est-il faux ?

Parce que l'objet ne doit apparaître qu'une fois. Le pronom relatif couvre déjà l'objet de saw, et le it voudrait reprendre la même place — le français ne fait pas cette duplication non plus (« le film que j'ai vu »). L'erreur jumelle consiste à supprimer le pronom relatif mais à garder le it : *The movie I saw it — le it reste en trop, que le pronom relatif soit écrit ou non.

« The house in which I live » et « The house that I live in » : laquelle est correcte ?

Les deux. La première met la préposition devant le pronom — registre formel, écrit ; la seconde la laisse en fin de phrase — registre courant, parlé. L'erreur n'est pas de choisir l'un ou l'autre modèle, mais d'oublier la préposition : *The house that I live est incomplet, car live exige un complément. Le « dans » du français (« la maison dans laquelle ») prouve qu'elle existe.

Vos pronoms relatifs relient-ils ce qu'il faut ?

Écrivez la phrase complète dans le correcteur gratuit de PromGee : il signale le pronom mal choisi, le it dupliqué et le that impossible après une virgule — avec l'explication en français.

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